Dans l’univers foisonnant de la musique contemporaine, certains parcours forcent l’admiration par leur singularité. Celui de Malakey en est l’exemple parfait. Ancien espoir du football passé par une école de sport-études, le jeune artiste a opéré un virage à 180 degrés pour embrasser une carrière musicale qui, en seulement quelques années, l’a propulsé sous les projecteurs, notamment avec son titre phare « Baby Myria » cumulant plus de 4 millions de vues.
La discipline du sport au service de l’art
Le passage du football à la musique ne s’est pas fait par dépit, mais par une sorte de révélation, presque spirituelle. Pourtant, Malakey n’a pas laissé son passé d’athlète au vestiaire. De ses années d’internat et de compétition, il a conservé une rigueur de fer. « La persévérance, la discipline, et surtout ne rien laisser passer », confie-t-il. Cette endurance se traduit aujourd’hui par une présence constante en studio, où l’effort ne s’arrête que lorsque l’œuvre est accomplie.
Un pont entre rap et sonorités mandingues
La force de Malakey réside dans sa capacité à fusionner les codes du rap actuel avec les racines profondes de la culture mandingue. Pour lui, cet ancrage n’est pas une option, c’est la base : « C’est là que je puise tout ce que je chante ». En explorant des thèmes comme l’amour extrême dans son titre « G », ou la quête de soi, il s’impose comme une voix pour la nouvelle génération, rappelant l’importance de savoir d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va.
Un engagement social : le projet « Tunka »
Au-delà de l’esthétique et des sentiments, Malakey utilise également son art pour porter des messages forts. Son prochain projet, intitulé « Tunka » (l’immigration en langue mandingue), réalisé en collaboration avec la renommée Fatoumata Diawara, s’annonce comme un hommage poignant. À travers ce morceau, les artistes souhaitent prêter leur voix aux souffrances de ceux qui partent, illustrant une maturité artistique tournée vers l’humain et les réalités sociales de son époque.
Avec un album en préparation et une identité visuelle et sonore déjà bien marquée, Malakey prouve que, qu’il s’agisse de marquer des buts ou de conquérir les charts, le talent associé au travail finit toujours par trouver son chemin.
